Skip to content
Opens in a new window
Listen to this chapter • 2:59

[1] Chasses-tu la proie pour la lionne, Et apaises-tu la faim des lionceaux,

[2] Quand ils sont couchés dans leur tanière, Quand ils sont en embuscade dans leur repaire?

[3] Qui prépare au corbeau sa pâture, Quand ses petits crient vers Dieu, Quand ils sont errants et affamés?

[4] Sais-tu quand les chèvres sauvages font leurs petits? Observes-tu les biches quand elles mettent bas?

[5] Comptes-tu les mois pendant lesquels elles portent, Et connais-tu l’époque où elles enfantent?

[6] Elles se courbent, laissent échapper leur progéniture, Et sont délivrées de leurs douleurs.

[7] Leurs petits prennent de la vigueur et grandissent en plein air, Ils s’éloignent et ne reviennent plus auprès d’elles.

[8] Qui met en liberté l’âne sauvage, Et l’affranchit de tout lien?

[9] J’ai fait du désert son habitation, De la terre salée sa demeure.

[10] Il se rit du tumulte des villes, Il n’entend pas les cris d’un maître.

[11] Il parcourt les montagnes pour trouver sa pâture, Il est à la recherche de tout ce qui est vert.

[12] Le buffle veut-il être à ton service? Passe-t-il la nuit vers ta crèche?

[13] L’attaches-tu par une corde pour qu’il trace un sillon? Va-t-il après toi briser les mottes des vallées?

[14] Te reposes-tu sur lui, parce que sa force est grande? Lui abandonnes-tu le soin de tes travaux?

[15] Te fies-tu à lui pour la rentrée de ta récolte? Est-ce lui qui doit l’amasser dans ton aire?

[16] L’aile de l’autruche se déploie joyeuse; On dirait l’aile, le plumage de la cigogne.

[17] Mais l’autruche abandonne ses œufs à la terre, Et les fait chauffer sur la poussière;

[18] Elle oublie que le pied peut les écraser, Qu’une bête des champs peut les fouler.

[19] Elle est dure envers ses petits comme s’ils n’étaient point à elle; Elle ne s’inquiète pas de l’inutilité de son enfantement.

[20] Car Dieu lui a refusé la sagesse, Il ne lui a pas donné l’intelligence en partage.

[21] Quand elle se lève et prend sa course, Elle se rit du cheval et de son cavalier.

[22] Est-ce toi qui donnes la vigueur au cheval, Et qui revêts son cou d’une crinière flottante?

[23] Le fais-tu bondir comme la sauterelle? Son fier hennissement répand la terreur.

[24] Il creuse le sol et se réjouit de sa force, Il s’élance au-devant des armes;

[25] Il se rit de la crainte, il n’a pas peur, Il ne recule pas en face de l’épée.

[26] Sur lui retentit le carquois, Brillent la lance et le javelot.

[27] Bouillonnant d’ardeur, il dévore la terre, Il ne peut se contenir au bruit de la trompette.

[28] Quand la trompette sonne, il dit: En avant! Et de loin il flaire la bataille, La voix tonnante des chefs et les cris de guerre.

[29] Est-ce par ton intelligence que l’épervier prend son vol, Et qu’il étend ses ailes vers le midi?

[30] Est-ce par ton ordre que l’aigle s’élève, Et qu’il place son nid sur les hauteurs?

[31] C’est dans les rochers qu’il habite, qu’il a sa demeure, Sur la cime des rochers, sur le sommet des monts.

[32] De là il épie sa proie, Il plonge au loin les regards.

[33] Ses petits boivent le sang; Et là où sont des cadavres, l’aigle se trouve.

[34] L’Éternel, s’adressant à Job, dit:

[35] Celui qui dispute contre le Tout-Puissant est-il convaincu? Celui qui conteste avec Dieu a-t-il une réplique à faire?

[36] Job répondit à l’Éternel et dit:

[37] Voici, je suis trop peu de chose; que te répliquerais-je? Je mets la main sur ma bouche.

[38] J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus; Deux fois, je n’ajouterai rien.

Job — Chapters