Le coma est la forme la plus avancée de l’altération de la conscience. Le patient paraît endormi mais il ne répond à aucune stimulation. Cet état transitoire peut durer au mieux quelques jours ou conduire au décès du patient dans les cas les plus graves. Celui-ci peut passer par différents états de conscience altérée : état végétatif, état de conscience minimale... Quelles peuvent être les causes du coma ? Laisse-t-il toujours des séquelles ? Peut-on communiquer avec une personne dans le coma ?
Le patient semble endormi, ses fonctions vitales fonctionnent mais le réveil, lui, est impossible et la personne plongée dans le coma ne réagit pas à la douleur.
Cette urgence médicale est un symptôme qui peut être associé à de nombreuses maladies ou accidents, que ce soit un AVC, une tumeur cérébrale, un mal épileptique, un surdosage de médicaments ou un traumatisme crânien. Dans certains contextes sanitaires, il peut également être associé à des complications infectieuses, par exemple, celles d'une méningite ou d'un neuropaludisme.
Cette perte de conscience peut, dans le meilleur des cas, se solder par un réveil rapide avec une bonne récupération. Mais elle peut aussi déboucher sur des états végétatifs, de conscience minimale et si le patient survit, entraîner de lourdes séquelles.
Pour mieux prendre en charge le coma, une bonne compréhension du fonctionnement cérébral est indispensable pour évaluer précisément l’étendue des lésions. Celle-ci repose notamment sur l'imagerie par I.R.M. ou scanner. Une approche très particulière est également recommandée dans la communication avec l'entourage de la famille.
Dans certains cas, une indication de coma artificiel (ou sédation profonde) sera recommandée par l'équipe soignante du service de réanimation, pour soulager le patient et essayer d'améliorer l'évolution des symptômes et la prise en charge. L’évolution du coma - qu’il ne faut confondre ni avec la mort cérébrale, ni avec le locked-in syndrome - est à la fois une question complexe et cruciale. La durée de la perte de conscience est un ressort essentiel dans le pronostic et la capacité de réadaptation.
Avec :
Pr Benjamin Rohaut, professeur de Neurologie à Sorbonne Université, médecin dans le service de Réanimation Neurologique de la Pitié-Salpêtrière APHP à Paris et chercheur à l'Institut du Cerveau à Paris
Pr Célestin Kaputu, neuropsychiatre – neuropédiatre, chef d’unité de Neurologie pédiatrique et chef de département de Neurologie au Centre Neuro-Psycho-Pathologique / CNNP, faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa, en République Démocratique du Congo.
Reportage de Charlie Dupiot.
► En fin d’émission, nous parlons d’une avancée majeure dans la manière de comprendre le diabète de type 2 qui permet de mieux prédire l’évolution de la maladie et ses complications. Ces travaux, menés par des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Université Paris Cité ont été publiés dans Cell Metabolism. Interview de Nicolas Venteclef, directeur de recherche Inserm de l’Institut Necker Enfants Malades.
Programmation musicale :
► ALA NI, Adrian Younge - Middle of Nowhere.